Un peu d'histoire...

Notre région garde quelques empreintes d'une histoire riche.

A Fressenneville, dans le Vimeu, en Somme et en Picardie, les petites histoires locales et la grande histoire ont faconné le territoire et les hommes comme vous le constaterez au travers de ces quelques lignes...

Page en cours de création...Carte cassiniFressenneville

Héraldique : d'argent à la croix ancrée de gueules.

Blason fressenneville

le moulin

l'ancienne eglise

 

 

Ancienne église et nouvelle église en construction

Mairie

 

La motte féodale

Le 3 août 881, se déroule la bataille de Saucourt-en-Vimeu. En débouchant sur le plateau qui s'étend entre Fressenneville et Saucourt (hameau de Nibas), on découvre la motte, témoin probable de ce combat entre le roi Louis III et les Vikings. Les hommes du Nord, intrépides pirates, débarquaient, à chaque printemps, sur les côtes européennes. Ils se répandaient ensuite dans les environs et se livraient au pillage des villages, des villes et des abbayes. La terreur qu'ils semaient sur leur passage était si profonde que les populations aménagèrent des souterrains pour abriter leurs biens et leurs vies.

 

 

 La motte féodale

 

 

La motte féodale

 

Motte castrale

 

 

Fressenneville, pays de la serrure

Le premier serrurier répertorié de Fressenneville est Étienne Firmin, maître serrurier en 1686

Au XVIIIe siècle, comme dans tout le Vimeu la serrurerie s'implante à Fressenneville, le village se spécialisant dans la production des cadenas. En 1781 il y aurait eu 42 ateliers de serrurerie à Fressenneville, 21 fabricants de cadenas, 16 fabricants de serrures d’armoires, 2 fabricants de clés.

En 1870, le Conseil demande que le tronçon du chemin de fer Abbeville-Dieppe par le Vimeu industriel soit mis à l'étude

Avril 1906 : Émeutes ouvrières de Fressenneville "ech poeyi ed ché metteux d'fu"

Du 4 au 8 avril 1906, des émeutes ouvrières, résultat d'un mouvement de grève qui avait dégénéré, eurent lieu à Fressenneville dans la Somme. Cette grève fut commencée dans une usine locale pour protester contre le congédiement de deux ouvriers. La réunion des grévistes devant leur usine tourna rapidement au saccage du lieu de travail et des maisons, proches, des propriétaires de l'usine et des contremaîtres. Les hussards sont finalement intervenus et ont procédé à trente-deux arrestations.

De cette période, il reste un square commémoratif dit "du chateau brulé", situé face à la Place à l'emplacement du chateau qui appartenait au propriétaire de l'usine. Il reste également ce que l'on peut qualifier de devise ou dicton, on dit de Fressenneville que c'est "ech poeyi ed ché metteux d'fu".

Usine riquier avant l incendie

Usine riquier apres l incendie

En haut : l'usine Riquier avant la grève

En haut : l'usine Riquier après la grève

En bas : l'usine occupée

En bas : les grévistes. A droite, vous pouvez apercevoir la maison de vos hôtes...

La greve usine riquier

C est la lutte finale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

39-45 :

Pendant la seconde guerre mondiale, la résistance fut très active

Genevieve Gabard, comme de nombreuses femme,

 

Quelques Fressennevillois

Henri Cannevelle (1916-1992), artiste peintre, poète et écrivain né et mort à Fressenneville où il repose. Il est l'auteur du grand tableau "La Cène" conservé dans l'entrée de l'église de Fressenneville. Mystique, il définissait sa peinture d'un néologisme: "transfigurative". Il a publié des pièces de théâtre en vers ("Ariel", "Arioso"...), en prose ("La Sixième Trompette", "Les Amants de la nuit"...), des essais ("Les Pélerins de l'Infini"...) et des romans qui, pour certains comme "Roses de Picardie" ou "Les Mirages de l'Amour", parurent en feuilletons dans la presse picarde de la région de Ham où il fut professeur de lettres.

Pierre Carré, imprimeur, sortit des tracts clandestins et Picardie libre avec Rodolphe Mourche, Raoul Mouillard et Henri Holleville pendant la seconde guerre mondiale

Vimeu

Blason vimeu

Le Vimeu a toujours été une terre de combats, de luttes ouvrières et syndicales.
Quand la guerre éclate en 1939, il est logique de trouver dans les rangs des combattants des gens qui avaient un passé de combat derrière eux.
Venus de milieux différents, ils seront de plus en plus nombreux à entrer en Résistance, sur ce territoire proche du littoral où la présence allemande est très forte.
Multiforme et diverse dans sa composition, la Résistance dans le Vimeu est représentative de la Résistance française.

Somme

 Blason somme

 

Picardie

Blason picardie

La Picardie fut peuplée par les tribus gauloises, conquise par César et incorporée à la Belgique par Auguste. Plusieurs comtés, Amiénois, Vermandois, Soissonnais, sont nés de la domination mérovingienne et carolingienne. De nombreuses abbayes prospérèrent : Saint-Riquier, abbaye du Gard...

Elle demeura largement agricole et naquirent au XIIIème siècle les manufactures textiles à Abbeville et des glaces à Saint-Gobain.

Au temps de Louis XIV, le picard fut décrit comme "ne travaillant que pour assurer sa subsistance, vivant de peu sans s'élever au-dessus de sa condition de naissance".Mais a contrario, le picard fut considéré depuis comme doté d'une volonté peu commune, ayant souvent mené victorieusement ses luttes historiques. Au début des années 1900, l'alphabétisation n'est pas très répandue et de nombreuses personnes ne savent ni lire ni écrire.

Les villages picards se construisirent autour du point d'eau ou d'une mare. Les granges bordent les rues car on y rentre le foin ou produits des champs. L'habitation est reculée dans le fond des cours, voisinant avec écurie, poulailler et dépendances. Les maisons les plus anciennes sont construites en torchis, mélange de terre grasse et de paille que joint un lattis de bois, sur un soubassement de grès ou de cailloux.

Amiens, la "capitale", prospèrera au XIIème siècle grâce au commerce du drap et après la révolution grâce au travail de la sayette et du velours dit d'Utrecht. Les teinturiers s'enrichiront sur la guède ou "waide", plante cultivée dans la vallée de la Somme, dont les feuilles fermentées et broyées permettaient d'extraire le bleu d'Amiens, dont les nuances étaient très recherchées pour teindre les tissus. Cette prospérité, alliée à l'argent de l'évêque et des chanoines contribuera à l'édification d'une cathédrale digne de recevoir la relique de Saint-Jean-Baptiste.

Parmi les quelques industries, il y eut l'extraction de la tourbe (les tourbiers vivaient rudement sur le lieu de travail dans des huttes en peuplier des marais) produisant un combustible, de la craie pour la chaux, de l'argile pour les briques et pannes, et le concassage des galets sur la côte de Cayeux pour la verrerie. Mais la plus traditionnelle reste, depuis le Moyen-Age, l'industrie textile qui fait vivre plus de 35 000 personnes : le velours d'Amiens, les tissus de laine, soies et tapis, le linge de table damassé. Les tisserands travaillent la laine dans le cellier, notamment dans la région d'Abbeville. La bonneterie se répandra dans le Santerre.

En ce début de XXème siècle, malgré le tannage du cuir à Amiens, l'on porte encore la galoche ou le sabot.

source: http://www.tresorspicards.com/

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